Les Premières Nations utilisaient les rhizomes et les racines de l'actée à grappe noire (ou cimicaire) pour traiter les « maladies féminines », soulager les menstruations douloureuses ou faciliter un accouchement difficile, par exemple. Elle était aussi utilisée contre les rhumatismes, les maux de gorge et plusieurs autres troubles. Les colons européens se sont vite rendu compte que la plante serait un ajout très utile — et abondant — à leur pharmacopée; ils l'utilisaient contre l'hypertension artérielle, la migraine et la névralgie. L'actée à grappe noire est devenue un ingrédient très populaire des médicaments brevetés au XIXe siècle, en particulier de ceux destinés aux femmes. On l'a aussi essayée, sans doute dans les cas désespérés, comme remède contre de nombreuses maladies infectieuses telles que la tuberculose, la diphtérie et la rougeole.
Coalition of Canadian Healthcare Museums and Archives