Les lièvres arctiques (Lepus arcticus) n’hibernent pas. Au lieu de cela, pour survivre dans le froid de l’Arctique, ils se fient à une caractéristique physique essentielle, leur pelage, ainsi qu’à des comportements adaptatifs particuliers.
Les lièvres arctiques peuvent rester actifs tout l’hiver grâce à la qualité isolante de leur pelage. Le sous-pelage court, épais et chaud est protégé par la fourrure extérieure plus longue et soyeuse. Un lièvre dont la teneur en gras compte pour 20 % de son poids corporel pourrait vivre pendant 15 jours à une température de -24°C (11°F), se nourrissant uniquement de ce gras emmagasiné, grâce à son excellente isolation.
Les périodes de perte de poils et les types de mue varient en fonction de la latitude. On ne sait pas grand chose sur la perte annuelle des poils, mais on suppose qu’elle débute en juin. Au cours de ses recherches menées à Sverdrup Pass sur l’île d’Ellesmere (maintenant au Nunavut), le biologiste Pr David Gray a observé des lièvres qui commençaient à perdre leur fourrure hivernale en avril, alors que la température oscillait encore autour de -30°C (-22°F). Les hases qui allaitent semblent perdre leurs poils plus tard que les autres lièvres arctiques.
La fourrure noire sur la pointe des oreilles est peut-être une façon de garder au chaud le bout sensible des oreilles lorsque le soleil brille. On trouve des pointes d’oreilles noires chez de nombreuses espèces de lièvres.
Musée canadien de la nature