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Marcelle Ferron

Réseau canadien d'information sur le patrimoine
Instituto Nacional de Bellas Artes, Consejo Nacional para la Cultura y las Artes, Secretaría de Relaciones Exteriores, Glenbow Museum, McMichael Canadian Art Collection, Musée d'art de Joliette, Louisiana State Museum

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Transcription

Transcription :
« J’ai quitté le Canada parce que j’avais besoin de peindre. Il fallait que je parte, que je voyage. J’avais le sentiment de vivre dans un ghetto, et je n’ai jamais beaucoup aimé les ghettos. Paris était comme le Refus Global - la ville me convenait parfaitement. Les artistes y avaient droit de cité - c’est cela, pour moi, la vraie culture. Les artistes y étaient reconnus, ils y avaient leur place. À Montréal nous n’existions pas. À Paris, pour ainsi dire, j’ai découvert ma personnalité. Je me suis définie moi-même, car je me sentais libre. Une femme peintre ? Il m’a fallu longtemps pour ne plus me sentir coupable d’exercer mon métier. À l’époque, les femmes avaient des enfants et une maison à entretenir, et j’avais l’impression de voler du temps. Aujourd’hui, je n’éprouve plus ce sentiment de culpabilité. »


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